Trente pour cent de commission ne veut pas dire trente pour cent de marge en moins : cela veut souvent dire la totalité de la marge. Le calcul est simple, il tient en une addition, et presque personne ne le fait.
Prenons une pizza affichée 14 € sur la plateforme, chez un restaurant qui la vend 12 € en salle. Voici ce qui reste, ligne par ligne.
| Prix affiché sur la plateforme | 14,00 € |
|---|---|
| TVA à 10 % (vente à emporter) | -1,27 € |
| Commission de 30 % sur le prix TTC | -4,20 € |
| Coût matière (environ 28 %) | -3,56 € |
| Emballage livraison | -0,45 € |
| Reste pour la main-d'œuvre, le loyer et vous | 4,52 € |
Sur la même pizza vendue 12 € en salle, sans commission, il reste environ 7,50 € une fois la TVA et la matière déduites. La commande livrée rapporte 40 % de moins, sur un prix affiché 17 % plus cher.
Les chiffres varient selon votre carte et votre taux de matière. Le rapport, lui, ne varie presque pas.
C'est la ligne qui surprend tout le monde : la commission s'applique au prix payé par le client, TVA comprise. Vous payez donc une commission sur une taxe que vous reversez à l'État.
Sur une commande à 14 €, cela représente 13 centimes de commission qui portent uniquement sur la TVA. Ce n'est pas énorme sur une pizza. Sur trois mille commandes par an, cela fait quatre cents euros pour rien.
Autant le dire, parce que c'est la partie que les vendeurs de sites passent sous silence.
Conclusion honnête : les plateformes ne sont pas à supprimer, elles sont à réserver à ce qu'elles font seules, c'est-à-dire l'acquisition de clients nouveaux. Le problème n'est pas la commission sur le premier client. C'est la commission sur le cinquantième, celui qui commande chez vous toutes les semaines depuis un an.
Une page de commande sur votre site coûte une fois, puis ne prélève rien. La question est donc uniquement celle du volume nécessaire pour l'amortir.
Sur un panier moyen de 25 € et une commission de 30 %, chaque commande basculée en direct vous rend environ 7,50 €. Une commande en ligne installée pour quelques centaines d'euros est donc remboursée en quelques dizaines de commandes, puis rapporte à chaque fois.
Et ce sont les commandes les plus faciles à basculer : les habitués, qui connaissent déjà votre carte et n'ont besoin de personne pour vous trouver.
Le calculateur : vos commandes, votre taux, et ce qui resterait chez vous.
CalculerNi nom, ni e-mail, ni historique : ce que la plateforme garde, et ce que ça vaut.
LireDans quel ordre s'y prendre pour ne pas perdre son chiffre d'affaires en route.
LireSelon les contrats et les options de livraison, la fourchette va d'environ 15 % pour une commande que vous livrez vous-même à 30 % et plus pour une commande livrée par la plateforme, calculée sur le prix TTC payé par le client.
C'est courant et généralement autorisé, mais cela se voit : un client qui compare avec votre carte le remarque, et cela alimente les avis. Une différence de 10 à 15 % passe, au-delà elle se retourne contre vous.
Rarement. Elles amènent des clients qui ne vous connaissent pas, ce qu'aucun site ne fait tout seul. La bonne stratégie est de les garder pour l'acquisition et de basculer les habitués sur votre propre page de commande.
Chez moi, c'est un montant payé une fois avec le site, sans commission ni frais par commande ensuite. C'est ce qui rend le calcul de bascule aussi simple : au-delà de quelques dizaines de commandes, tout ce qui est économisé est gagné.
Je refais le calcul sur vos vrais chiffres et je vous dis à quel volume une commande en propre devient intéressante. Sans engagement, et sans vous raconter que les plateformes ne servent à rien.
Ou directement : contact@furonsolutions.com