Presque personne ne se plante en partant trop tard. On se plante en coupant d'abord et en s'organisant ensuite. Voici l'ordre qui marche, le calendrier réaliste, et ce qu'il faut regarder avant de décider si le jeu en vaut la chandelle.
Avant de parler méthode, le chiffre. Une commande basculée en direct ne vous rapporte pas le prix de la commande : elle vous rapporte la commission que vous ne versez plus. Mettez vos chiffres dans les quatre champs, le calcul se refait tout seul.
Partir n'est pas toujours le bon calcul, et une page qui vous dirait le contraire vous vendrait quelque chose. Séparez vos commandes en deux tas :
Le premier tas est presque toujours le plus gros, et c'est lui qui justifie une sortie, au moins partielle. Un moyen simple de le mesurer : regardez la part de vos commandes plateforme qui viennent d'adresses situées à moins de dix minutes à pied. Ce sont vos voisins, ils vous connaissent.
La sortie n'est presque jamais totale du jour au lendemain. Le schéma qui tient, c'est : ouvrir le direct, faire basculer les habitués, garder la plateforme comme vitrine tant qu'elle amène de nouvelles têtes.
L'ordre compte plus que la vitesse. Chaque étape sert à ce que la suivante ne coûte rien.
Une page de commande sur votre propre site, avec la carte, les créneaux de retrait et le paiement en ligne. Tant qu'il n'existe pas d'alternative, tout le reste est théorique : le client qui ne veut plus passer par l'application n'a nulle part où aller. C'est le module à 650 €, en service en une semaine.
Beaucoup de restaurants majorent leur carte sur les plateformes pour absorber la commission. En direct, gardez le prix normal : l'écart devient votre argument, sans un mot de publicité. Affichez la carte au même endroit sur le site et sur l'application, pour qu'une comparaison soit immédiate.
C'est l'étape que tout le monde saute, et c'est celle qui fait la différence. Quand quelqu'un cherche votre restaurant par son nom, la fiche Google doit porter un bouton « Commander » qui pointe vers votre site, pas vers l'application. Ce champ se remplit à la main, il est gratuit, et il capte des commandes que vous payiez jusque-là 30 %. Le détail est sur la page fiche Google.
Une carte dans chaque sac, une affichette à la caisse, un mot en salle, un QR code sur les tables. Le message qui fonctionne n'est pas « ne commandez plus sur Uber Eats », c'est « commandez ici, c'est le même prix et ça nous aide ». Les clients réguliers d'un restaurant de quartier basculent beaucoup plus facilement qu'on ne le croit, à condition qu'on le leur demande explicitement.
C'est la seule vraie difficulté, et elle a trois issues honnêtes : le retrait sur place, que la plupart des clients acceptent contre une remise de deux ou trois euros ; un livreur local à l'heure ou à la course, souvent moins cher que 30 % dès qu'il y a du volume ; ou garder la plateforme pour la seule livraison lointaine. Aucune de ces solutions n'est parfaite, et prétendre l'inverse serait mentir.
Comparez le volume direct au volume plateforme sur un mois plein. Si le direct dépasse 30 % du total, la sortie complète devient envisageable. En dessous, gardez la plateforme et laissez le direct monter : rien ne presse, et chaque commande basculée est déjà de la commission économisée.
Cela dépend entièrement de la part de clients qui vous connaissaient déjà. Un restaurant de quartier avec une clientèle locale conserve l'essentiel de son volume s'il a prévenu et ouvert le direct avant ; une enseigne dont les commandes viennent presque toutes de la découverte dans l'application perd beaucoup. C'est exactement pour cela qu'on mesure avant de couper.
Rarement. La configuration la plus courante consiste à garder la plateforme pour les livraisons lointaines et la découverte, et à faire passer tout le reste en direct. La commission redevient alors un coût d'acquisition, ce qu'elle aurait toujours dû être.
Le retrait sur place couvre la majorité des cas, surtout avec une petite remise. Au-delà, un livreur local rémunéré à l'heure devient moins cher qu'une commission dès quelques dizaines de courses par mois. Ces deux options ne conviennent pas à tout le monde : si votre chiffre repose sur la livraison à cinq kilomètres, la plateforme garde un intérêt.
Une semaine si votre site existe déjà : le module s'y ajoute sans le refaire. Deux semaines s'il faut aussi construire le site. Le paiement en ligne est opérationnel dès la mise en service.
Quand on le leur demande clairement et que le prix est au moins aussi bon, oui, dans une large proportion. Ce qui ne marche pas, c'est d'attendre qu'ils le devinent : sans carte dans le sac, sans affichette et sans bouton sur la fiche Google, il ne se passe rien.
Votre nombre de commandes, votre panier moyen et la part de clients du quartier suffisent. Je vous réponds franchement, y compris quand la réponse est « restez sur la plateforme pour l'instant ».
Ou directement : contact@furonsolutions.com